21.06.2009
Nos Cours de Danse
Cours de danses axés sur le folklore Afro-cubain traditionnel et populaire, accompagnés de percussions et chants.
Cours de danse tous les jeudis soirs de 19h à 21h (sauf congés scolaires).
Reprise des cours le jeudi 17 septembre 2009.
Lieu :
Rue Malibran 49-51 à 1050 Bruxelles (Ixelles)
Prix :
Cours d'Essai - 15 euros (2h)
Cours à l'unité - 20 euros (2h)
Formule d'abonnements trimestriels :
1er trim. 17 sept. au 17 déc. (13 séances) - 195,-€
2ème trim. 7 janv. au 1 avril (12 séances) - 180€
3ème trim. 22 avril au 17 juin ( 8 séances ) - 120€
Réduction de 30 % pour chômeurs et étudiants sur les formule d'abonnement trimestriel.
Les professeurs :
- Vanessa Torrekens (Arrara, Congo, Rumba, Son, Conga, ..)
- Anne Rayet (Yoruba = danses des Orishas)
Renseignements :
Vanessa +32 476 99 17 45
Gwenael +32 485 50 36 26
baoasbl@gmail.com
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01.02.2008
Nos CV
Né à Bruxelles en 1964, il se consacre à la musique dès ses 15 ans.
Passionné par les rythmes, il débute la batterie, étudie les instruments classiques (René Pêché, académie d'Ixelles) parallélement aux rythmes jazz et rock. Il entre au Conservatoire de Liège (section jazz) et suit alors des cours d'harmonie (Steve Houben) , de composition et arrangement (Guy Cabay), d'analyse musicale (Pirli Zurstrassen) en plus de la batterie (Bruno Castellucci) et du piano (Michel Herr).
A la fin de cette formation, il découvre la musique africaine avec Mamady Keita, N'Toman Keita, Didier Labarre et Bruno « Rose » Genero.
Il commence alors à mélanger ses différentes connaissances dans des groupes tels Contrefaut, Ryth'Miss, Les Petites Frappes, Vincent Trouble, Daria de Martynoff, Gadja, John Arcadius...
Il se passionne ensuite pour les musiques traditionnelles et populaires de Cuba. Il voyagera souvent dans l'île et sur le continent africain afin de parfaire ses connaissances.
Ses professeurs et maîtres sont entre autres : Gregorio « El Goyo » Hernandez, Alejandro « El Nene » Carvajal, Wilmer Ferran et la fameuse famille de musiciens « Los Chinitos » : Irian, Piri et Pedro Lopez.
Aujourd'hui, Gauthier enrichi de ses nombreuses formations joue ou a joué entre autre :
en jazz avec Ivan Paduart et Richard Galliano,
en afro-américain avec les Zap Mama,
en musique africaine avec N'Faly Kouyaté & Dunyakan,
en musique afro-cubaine avec Bao,
en musique galicienne avec Camaxe, etc...
Depuis une vingtaine d'années, Gauthier donne des ateliers de rythme, de musique ; compose et arrange ; accompagne des cours de danse contemporaine, africaine et afro-cubaine ; réalise des musiques pour le théâtre...
Il anime l'atelier de danse afro-cubaine de l'AKDT depuis 3 ans.
www.myspace.com/gorgol7
www.myspace.com/gauthierlisein
VANESSA TORREKENS Née à Bruxelles en 1980, Vanessa se passionne pour la culture populaire afro-cubaine depuis 1999. Ses séjours à Cuba lui permettent d'approfondir
ses connaissances et elle choisit de réaliser son mémoire de fin d'études,
en anthropologie de la danse,sur la "Rumba afro-cubaine dansée" en 2004.
Elle donne des cours et stages de danses afro-cubaine et contemporaine avec Muziek Publique et Bao asbl, accompagnée de percussionnistes.
Sa pédagogie est essentiellement axée sur une approche rythmique
de la danse,inspirée de la méthode Dalcroze,dans laquelle elle s’est formée.
Parallèlement, elle continue ses recherches en danse afro, latine et contemporaine - tant dans l'interprétation que dans la chorégraphie - et en yoga (Hatha et Iyengar), toujours à la recherche d’une plus grande conscience corporelle et connaissance du mouvement. Vanessa danse et joue actuellement dans la compagnie Nyanga Zam (afro-contemporain) ainsi que dans les groupes
Bao et Crème du boucan. www.myspace.com/nyangazam
www.myspace.com/cremeduboucan
JAVIER CAMPOS MARTINEZ Héritier de deux grands maîtres de la musique traditionnelle, Angel Bolaño et Regino Jimenez, Javier Campos Martínez a su faire la synthèse de leur jeu. Omo ana (maître des tambours sacrés), il a acquis une profonde connaissance de la musique afro-cubaine. On le considère aujourd’hui comme l'un des plus éminents interprète de la jeune génération des percussionnistes cubains.
Né à La Havane en 1971, il commence à jouer la rumba à six ans et à sept, il intègre la Comparsa del Alacran de son quartier, le Cerro.
Il s’initie par la suite aux batá, tambours utilisés dans les cérémonies de Santeria et devient Omo Aña (maître des tambours sacrés).
En 1997 à La Havane, Javier crée l’ensemble Afrekete autour de plusieurs générations de musiciens cubains.
Leur premier disque, Iyabakua, puise dans le répertoire traditionnel de la musique afro-cubaine (musique Yoruba, Carabali, Bantu, Arara).
et populaire (Rumba). Une première tournée en Europe en 2000 les amène à se produire dans de nombreux salles et festivals.
Il participe également à de nombreuses formations musicales.
Membre des groupes Oba Ilu, Bayuba Cante, Mark Lotz, il a aussi joué aux côtés d’Omar Sosa (tournée internationale 2002),
Orlando Poleo, El Hadj N’Diaye, Martha Galarraga ou encore Julien Lourau.
Depuis son arrivée en France, Javier œuvre à nous faire découvrir un répertoire méconnu.
Membre du collectif Rumba Abierta aux côtés de Sebastian Quezada, Abraham Mansfarol, Miguel Puntilla et Onilde Gomez Valon,
il contribue à développer la rencontre entre les musiques cubaines et le jazz.
CARLOS "Cachi" ACOSTA
Naci en la ciudad de La habana cuba el 11 de
noviembre
de 1962. Realice
estudios de percusion en la escuela de superacio
profesional Ignacio Cervantes de La habana con el profesor José Armando
Gracia.
En mi etapa de estudiante comencé a tocar el timbal
cubano y la bateria
a con el grupo de estudiantes Cana Brava dirigido por
Efrain Cuesta y Orlando Valle (alias Maraca).
Mi vida como perfesional la
comencé en Cuba en 1990 con el grupo del canta/autor cubano Gerardo
Alfonso,luego de 10 anos en
este grupo he estado trabajando con :
Imagen Latina ( grupo de musica cubana )
Fénix ( auguracion de Jazz Latino )
Tierra Firme ( dirigido por el Maestro José Luis
Quintana alias Changuito).
Actualmente estoy tocando el timbal con La Sonora
Cubana
dirigida por Chuchi Rivera y tocando otras percusiones con el
grupo
de etno jazz Mezcal dirigido por el saxofonista mejicano Luiz
Marquez,tambien participo en el proyecto de Marka con la sonora cubana.
Los CDs mas importantes donde he grabado son Sabanas
Blancas ( en 1995 con Gerardo Alfonso) y el Cd del grupo Mezcal ( en 2006).
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15.12.2007
Nos ateliers chants
Les mardis soir de 19h30 à 22h.
Apprendre, mettre en pratique les chants dédiés aux Orishas ; accompagné par les tambours batàs.
Soirée ouvertes aux amateurs et passionnés des chants afro-cubains.
Les lieux sont encore à définir pour la rentrée 2009-2010.
Renseignements : Gauthier 0497 44 17 25
Gwenaël 0485 50 36 26
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13.08.2007
BAO asbl - Présentation
BAO asbl (en langue Yoruba : "Bonjour, salut")
Belgian Afro-Cuban Objective
Qui sommes-nous?
Une dizaine d'aficionados de la culture afro-cubaine vivant en Belgique et en France.
Que voulons-nous?
Promouvoir cette culture (chants, danses et musiques) , la faire connaître, l'enseigner, la divulguer...
Qu'est-ce que cette culture?
Une multitude de chants, danses et rythmes de différentes ethnies africaines (Yoruba, Congos, Abakwas,...).
Rites religieux ou fêtes populaires, les nombreuses musiques développées à Cuba depuis l'importation de l'esclavage, l'évolution de la société, de sa politique, la conservation des rites, etc, sont d'une richesse rare.
Nous étudions ces cultures depuis plus d'une dizaine d'années .... Il est temps maintenant de la transmettre.
Comment?
En faisant venir des danseurs, chanteurs et percussionnistes cubains en Europe (Gregorio "El Goyo" Hernandez, Piri Lopez, Alberto Gonzales...)
En organisant des cours ou ateliers...
En faisant des animations...
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16.08.2006
Les cultes
1. Le Yoruba:
Le milieu du 19eme siècle vit l`arrivée a cuba de nombreux yoruba, emmenés de force vers la Havane et Matanzas. Les yorubas sont originaires du sud ouest du Nigeria, de l`ancien Dahomey et du Togo. Ils possédaient l`une des plus brillantes civilisations du continent africain.
Leurs descendants sont connus a Cuba sous le nom de Lucumis, selon les éthymologies, un akumi, designe un natif de la region yoruba d`Aku, de l`ancienne cite d`ulukumi, ou encore d`oluku mi, salutation signifiant < mon ami >.
Durant l`epoque coloniale, la religion yoruba engendra, au contact du catholisime, un culte appele "Regla de Osha" ou plus couramment "Santeria" dans lequel certaines divinites originelles ont été assimilées à des saint chrétiens.
Le pantheon yoruba comporte des centaines de dieux appelés orishas dont des mythes relatent les passions et les exploits. Comme les dieux de l`olympe en Grèce, les dieux afro-cubains ont des distinctions particulières. Chacun possède ses attributs, ses herbes, son jour de la semaine, ses couleurs, ses rythmes, ses prières, ses danses et ses chants attitrés.
Chaque fils ou fille d`un orisha beneficie de sa protection et porte un collier de petites perles de couleurs lui correspondant. L`orisha auquel l`adepte se vouera n`est pas choisi par celui-ci mais est déterminé par la consultation d`oracles.
Communiquant de préférence par le biais de la transe, ils transmettent messages et bienfaits aux adeptes possédés. Les yorubas croient aussi à la présence d`un esprit individuel qui représente un ancêtre.
Olorun ou Olodumare, dieu supreme, est responsable de la création du monde, et les orishas ou santos servent d`intermédiaire entre l`homme et lui. Parmi eux Elegua, dieu des carrefours et des chemins, qui ouvre les voies aux hommes et correspond à el Nino de Atocha, Saint Antoine de Padoue ou Anima Sola; Babalu Aye, Dieu guerisseur, qui correspond a Saint Lazare, au Dasoyi arara, au Coallande congo et au Yerbe ganga et madingue; Yemaya, déesse de la maternite et de la mer,assimilée a la virgen de la regla;
Chango, dieu des tambours, de la foudre et de la virilite, qui correspond à sainte barbe, au hebioso arara, au Siete Rayos congo et au Mamba madingue; Oshun ou ochun, orisha des rivières et de l`amour, correspondant à la vierge de la caridad del cobre, patronne métisse de cuba; les Ibeyi (Taebo et Kainde), jumeaux mythiques des religions yoruba et arara correspondant à Saint Come et Saint Damien; Ogun, dieu du fer, qui correspond a Saint Pierre; Obatala, roi des orishas et dieu de la paix, qui correspond à la vierge de las Mercedes; Osun, messager d`obatala, divinite guerrière associé à Saint Joseph ou Saint Ramon; Inle, dieu des pêcheurs, doué aussi de pouvoirs de guérison, qui correspond à Saint Raphael; Orula, dieu des divinations, assimilé à Saint francois; Obba, épouse de Chango, symbolisant la fidélite conjugale et assimilée à Sainte Rita; Odudua, ancêtre des yorubas, assimilé à Saint Manuel. Les adeptes possèdent chez eux des autels avec l`effigie de leur orisha, des coupelles contenant des otanes ( pierres de formes et de couleurs diverses symbolisant les orishas) et d`autres objets rituels, et ils déposent à ces autels des offrandes de nourriture. D`ailleurs, les cérémonies ou wemillere servent aux adeptes à communiquer avec leur orisha.
La musique instrumentale, les chants et la danse ont pour objet d`invoquer, d`honorer les dieux et de solliciter leur aide en favorisant la possession. On joue du tambour, on chante, on danse aussi pour les remercier d`avoir exaucé un voeu, afin de guerir une maladie, pour les funerailles, pour les esprits des morts et lors de certaines processions catholiques. Les tambours les plus fréquents sont les Bata, dont il existe deux sortes : les Bata aberikula utilisés dans des contextes profanes, et les Bata ana, sacrés qui rapellent un objet symbolisant le principe divin.
Très sonores, ils appartiennent à Chango. Bimembranophones et en forme de sablier, ils sont en bois de cèdre ou d`acajou avec des membranes en peau de chevreau ou de cerf. Tenus horizontallement sur les genoux, ils sont frappés avec les mains. La membrane la plus grosse est désignée sous le nom d`enu (bouche), la plus petite sous le nom de chacha. Ils consistent par ordre décroissant en iya (mère en yoruba), qui dirige les rythmes, itotele (le père) qui converse avec l`iya, et l'onkonkolo (le fils). Chacune de des membranes de l'Iya porte une ceinture de grelots (chaworo et chawori) ajoutant une vibration supplémentaire. L`ensemble des trois Bata produits six tons de hauteurs differentes, mais les diverses techniques de frappes permettent d`obtenir certaines nuances. De plus, la fabrication de ces instruments, obéit à des critères précis, exige des rituels accompagnes de cantiques et d`offrandes speciales.
Chants et les danses de la santeria evoque l`existence riches en peripeties des orishas et ce sous formes de contes, de mythes. Les danses, expressives, variees et codifiees, evoquent la personnalite des orishas. Celles de Yemaya, par exemple, imitent le mouvement des vagues, celles de Chango sont vigoureuses et viriles, celles de Babalu aye caracterise par des mouvememts d`epaules. Dans celles d`Elegua, plaisantain du pantheon, les danseurs sautillent sur un pied et pointent dans diverses direction avec l`index. La plupart de ces danses comportent des ondulations partant du dos et se transmettent au torse, aux bras... Les danseurs, portant des costumes et des attributs différents pour chaque orisha, evoluent devant les tambours. Ils suivent les rythmes de l`iya avec toutes ces variations et s`expriment de facon indépendante, sauf dans quelques danses telles que l`aro de yemaya ou certaines consacrées à obatala, comportant des figures collectives.
2. Les Abakua :
Des peuples originaires du sud-est du Nigeria et désignés à Cuba sous le nom de Carabalis (déformation de <Calabar>, côte située près de Port Harcourt, sur le delta du Niger) constituèrent dans l`ile des confréries secrètes appelees <abakua>.
Les Carbalis fondèrent d`abord divers cabidos (conseil municipal en espagnol) à la Havane, à Matanzas, Cardenas et dans la region d`Oriente.
Les confréries abakua apellées potencias, partidos ou juegos apparurent vers 1830, date correspondant à la période la plus intense du trafic d`esclaves en province du Calabar. La premiere fut constituée en 1836 dans le faubourg havanais de Regla avec le soutien du cabildo Carabali Apapa Efik. Les potencias telles qu`Abakua Efo, l`une des plus anciennes, reunirent d`abord clandestinememt des bozales (esclaves nés en Afrique). Sortes de loges initiatiques, elles étaient réservées à des hommes veritables et moralement droits (irunas). Leurs rites, bien gardés, démontraient la virilite, le courage et demandaient aux membres de s`aider mutuellement.
Le mythe fondateur d`Abakua, dont il existe plusieurs variantes, relate l`histoire d`une femme nommée Sikan, originaire de la tribu d`Ofor, qui alla chercher de l`eau a la rivière sacrée Ndian. Elle y découvrit le secret de Tanze, poisson surnaturel et tabou. Tanze, incarnation d`Abasi, le Dieu suprême avait un double, le léopart invincible. Sikan membre d`une societe de femmes révéla l`existence de Tanze-Ngbe et ses secrets à ses consoeurs puis à la tribu rivale des Efiks. Son père, le Roi Mikuere, s`empara de la voix de Tanze, qui s`affaiblit. Nasako fit construire un tambour sacré (ekue) pour conserver cette voix et pour lui restituer sa vigueur, on ordonna le sacrifice de Sikan. Le sang et les os de Sikan nourrirent le tambour sacre et servirent a fabriquer des amulettes. Cette idee du pouvoir feminin repris par les hommes persiste dans les confréries du sud-est du Nigeria ainsi que dans les potencias nanigas. Celles-ci excluent rigoureusement les femmes et même les bois du tambour sacré ekue, symbole abakua suprême, ne peux provenir d`un arbre de genre femimin.
Les abakua se réunissent aussi lors de cérémonies dans des lieux secrets. Ils sont accomagnés par des tambours, des chants, des danses sacrées qui ne sont connus que par leurs adeptes et leurs initiés.
3. Les Congos :
On designe a Cuba sous le nom de Congos divers peuples d`origine bantoue descendant des Bakongo et d`ethnies ayant appartenue à la grande civilisation Kongo. Parlant diverses langues, ils furent surtout repartis dans les zones des cannes a sucre de l`ile. Les esclaves congos se livraient à des rites magiques, jettant des sorts à leurs tortionnaires blancs, et le dimanche dans les baraques des plantations où ils logeaient, ils se réunissaient pour chanter et danser au son de leurs tambours.
Si les Abakua et les Yoruba ont longtemps maintenu leurs traditions sacrées pratiquement intactes, les Congos, souples et adaptables, se sont comme partout en Amérique Latine, plus facilemement intégrés à la culture dominante.
Leurs chants religieux comportent notamment un pourcentage plus élevé de mots espagnols que ceux des autres groupes ethniques afro-cubains. Durant l`époque coloniale, les esclaves bantous se soulevèrent plusieurs fois et formèrent des palenques, communautes dissimulées dans des lieux inaccessibles, qui contribuèrent à la préservation de leurs coutumes. L`apport musical et chorégraphique les plus evident des congos se manifeste dans le domaine profane. Des instruments tels que la conga et le bongo, par exemple, nés a Cuba, sont, comme leur nom l`indique, d`origine bantoue.
Certaines musiques sont exécutées lors de cérémonies publiques, d`autres réservées aux pratiques magiques secrètes. Les tambours les plus utilisés sont le tambours makuta ou tambour yuka, grands, longs et cylindriques, ils étaient en bois d`avocatier ou d`amandier évidé, avec une membrane clouée en peau de taureau ou de boeuf. Souvent, les tambours sont accompagnés de petites percussions (shekere), maracas, de chants et de danses pour compléter l`instrumentation et le déroulement des cérémonies. Dans certains cas, les tambours sont remplacés par des chaises recouvertes de cuir placées avec le dossier couché sur le sol et sur lequel le percussionniste s'assied a califourchon pour frappe le siege. Quelques chants reserves aux pratiques magiques sont accompagnees par un garabato, baguette de bois se terminant par un crochet, frappée contre le sol. Les danses les plus connues chez les congos sont le palo, la yuka, la makuta et kinfuiti. Celles-ci restent à part entière associée aux traditions et coutumes congos et révèlent aussi beaucoup d`indications quant à la vie des esclaves à cette époque.
4. Les Arrara :
Moins nombreux à Cuba que les Yorubas ou les Congos, les Arrara, tirent leur nom de l`ancienne capitale d`Allada et sont originaires de l`ancien Dahomey. Moins bien préservée que d`autres religions afro-cubaines, les anciens ayant souvent refusé de reveler leur secrets et s`etant eteints avec eux, la regla arrara comprend de nombreuses divinités. La culture fut d`ailleurs au moment de la traite influencee par la culture yoruba, la plupart des divinites arara sont assimilées aux orishas de la santeria. Parmi les dieux arara Dasoyi,àa la fois guerrier et guerisseur, assimilé à obatala; Hebioso, guerrier, maitre de la foudre et des volcans, associé à chango; Afrequete, déesse de la mer associée à yemaya ches les lucumis...
Lors des cérémonies, on observe l`utilisation de trois tambours monomembranophone en bois dur dont la peau est maitenue par des coins qui accompagnent les rituels. Aussi par ordre décroissant, on observe le hunga, le hunguede et le huncito qui sont joués avec des petites baguettes de bois souple. Parfois un quatrieme tambour peut être rajouté on l`appelle le hun.
A ces tambours s`ajoutent une cloche sans battant (ogan) que l`on retrouve dans le vaudou haitien et sur laquelle on souffle de l`eau de vie, et des hochets métalliques (chere). A cette musique, se lient bien entendu le chant et la danse comme chez les yorubas ou l`on evoque les caracteristiques des divinités invoquées
La rumba (yambu, guguanco, cantos espititual...) :
En outre, pour terminer ces explications sur la mouvance afro-cubaine, nous voudrions aussi parler de la rumba qui fait partie intégrante du patrimoine et du folklore afro-cubain et ce sur le fonds des origines de celle-ci. Par exemple le guaguanco reste fortemment lie à l`afro cubain... Mais nous y reviendrons dans un autre châpitre...
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